La DJ palestinienne Sama Abdulhadi libérée sous caution | DJMAG France - Suisse - Belgique

Arrêtée le 27 décembre en marge d’un show près du site religieux de Nabi Moussa, en Cisjordanie, la DJ palestinienne Sama Abdulhadi a été libérée sous caution. Elle risque jusqu’à deux ans de prison.

Huit jours d’incarcération, et un éventuel procès qui pourrait lui coûter jusqu’à deux ans de prison. Voilà le prix que la DJ palestinienne Sama Abdulhadi paye pour avoir joué sur le site sacré de Nabi Moussa, en Cisjordanie, où se situerait la tombe du prophète Moïse. Une sanction difficilement compréhensible, l'événement ayant été au préalable autorisé par le ministère du Tourisme lui-même... De plus, le show fut organisé dans la cour d’un hôtel, au sein d’un site considéré comme une attraction touristique par le gouvernement, et régulièrement loué dans le cadre de divers événements. Les protestations suite à la diffusion de vidéos montrant des gens danser sur de la musique électronique sur ce site religieux semblent toutefois avoir joué dans le subite changement d'avis des autorités locales… Organisé par Beatport dans le cadre de sa série ‘The Residency’, le show de Sama Abdulhadi s’est tenu devant une trentaine de personnes, la plupart membres du staff chargé de capter la performance en vidéo.

L’arrestation de la DJ a déclenché une vague d’indignation sur les réseaux sociaux sous le hashtag #FREESAMA, et une pétition sur le site change.org réclamant sa libération a récolté plus de 100 000 signatures. Relayée par Adam Beyer, Charlotte de Witte mais aussi de nombreuses célébrités comme Roger Waters (Pink Floyd) ou encore Jack Lang, cette pétition a certainement beaucoup pesé dans la libération, comme le concède Sama dans le communiqué ci-dessous... 

Je suis en sécurité et je vais bien, et je voudrais remercier tous ceux qui m’ont soutenue et ont demandé ma libération. Je suis très touchée par le soutien des musiciens, artistes, activistes et par l’ensemble de la communauté musicale. Je veux remercier tous ceux qui m’ont permis de me sentir soutenue. Maintenant, je veux juste passer du temps avec ma famille (Sama Abdulhadi, dans un communiqué en date du 3 janvier 2021)

Le cas de la DJ palestinienne est en ce moment examiné par les autorités locales. Elle est accusée d’avoir profané un site sacré et des symboles religieux, et d’avoir violé des mesures d’urgence liées au Covid-19.

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